Après nous avoir volé deux années de vie en reculant l’âge de départ à 64 ans, Lecornu et Macron, massivement rejetés par la population, ont échoué (pour le moment) à faire passer leur budget régressif qui prévoyait 30 milliards de coupes budgétaires dont 12 milliards sur la santé et des recettes supplémentaires prises sur le dos de la population, tout en épargnant les ultrariches.
Macron et ses Ministres se plaignent de la dette qu’ils ont eux-mêmes créée tout en donnant 211 milliards d’euros par an d’aides publiques aux entreprises privées, des cadeaux fiscaux aux plus fortunés et en gonflant le budget militaire à 413 milliards minimum pour 2024-2030 !
En même temps, ils proposent une hausse du budget des armées de 6,7 milliards !
Pour la guerre, les patrons et les ultrariches, l’argent public ruisselle à flot !
Dans ces conditions très favorables pour eux, les propriétaires d’entreprise, à la recherche de profits toujours plus grands à grand renfort de subventions publiques (Crédit Impôt Recherche, IP Box / Patent Box, exonérations de cotisations sociales, …), ne se privent pas pour serrer la vis sur les salaires et délocaliser vers des pays à bas coûts.
Chez Essilor-Luxottica, le PDG obtient des augmentations à deux chiffres tous les ans et avec une rémunération de 23 millions d’euros, il est désormais le dirigeant le mieux payé du Cac.40. Et alors que le groupe réalise un chiffre d’affaires record, le travail s’intensifie, les salariés triment et les salaires stagnent !
Chez Amadeus, premier employeur de la région PACA et de Sophia-Antipolis, la direction accumule d’énormes subventions publiques et réductions d’impôts. Mais elle vient d’annoncer la suppression de plus de 400 postes de sous-traitants des entreprises de services numériques – dont une bonne partie se retrouvera sans emploi, une réduction de ses propres effectifs et une délocalisation partielle dans les pays à bas coûts salariaux.
La seule chose qui compte pour les grandes entreprises, invitées par Macron au sommet « Choose France » au Château de Versailles, ce sont les subventions publiques, les actionnaires, les investisseurs et les milliardaires.
Ça suffit !
Nous revendiquons :
- L’arrêt des délocalisations et des suppressions d’emploi ;
- Des augmentations de salaire au moins égales à l’inflation ;
- Le retour à la retraite à 60 ans ;
- La semaine de 32 h sans perte de salaire ;
- L’augmentation des salaires et pensions ;
- La réappropriation de la Sécurité Sociale par les salariés ;
- Le contrôle des aides publiques versées aux entreprises notamment au regard du maintien de l’emploi ;
- La suppression de la « flat-tax » ;
- Une plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu.
De l’argent, il y en a ! Il doit servir à satisfaire les revendications et les besoins sociaux de la population.
L’Union Locale CGT d’Antibes appelle tous les salarié·es, retraité·es et étudiant·es à agir, se rassembler et manifester le 2 décembre pour nos emplois, nos salaires et bloquer les plans de régression sociale de Macron !
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